Zenzile – Pawn shop

http://www.myspace.com/zenzile

Habituellement quand on insère le nouvel album d’un groupe reconnu, on sait à peu près à quoi s’attendre. Untel officie dans le rock, un autre dans le reggae… Mais certains se plaisent à brouiller les pistes en se trouvent là où on ne les attend pas. Pour le plus grand plaisir des auditeurs en général. C’est notamment le cas de Zenzile, formation initialement estampillée dub mais qui a depuis exploré de nombreux chemins musicaux. Leur nouvel album, Pawn shop, est ainsi une collection d’univers musicaux riches et variés. Au cours de ce voyage en terres angevines, le dub semble servir de fil rouge disparaissant sur certains morceaux ou, au contraire, occupant tout l’espace sonore sur d’autres. Ainsi « White spirit » nous renvoie dans des territoires dub Zenzile Zenzilereconnus et plutôt classiques tandis que « Life’s a dance » n’ose que quelques sonorités en arrière plan. Pour en terminer avec cette face de Zenzile, il faut signaler « National quota », tout simplement le morceau le plus marquant de Pawn shop grâce à une alchimie parfaite entre le dub, une clarinette qui charmerait des dragons et une voix habitée qui ramène à Tricky et au mouvement trip-hop. Mais Zenzile sait aussi s’écarter de ce côté planant et serein : « Motorbremsen », complètement instrumentale, aurait largement sa place dans la discographie de Mogwai. Et que dire de « Fire eater », si ce n’est que le titre ferait des ravages sur n’importe quel dancefloor grâce à un electro-rock pêchu et dansant. Quelques secondes après ce titre, c’est un nouveau changement d’horizon avec « Mind over matter » qui, bien qu’étant le morceau le moins intéressant de l’album, propose quelque chose de radicalement différent, puisque d’un calme étonnant et déroutant. Pourtant Zenzile sait aussi laisser l’émotion à fleur de peau prendre le pas sur la musique : la voix d’Alderman chuchote paisiblement sur « Thursday night rover disco » (qui n’a heureusement de disco que le nom !) tandis que la musique coule plus délicieusement que du miel. Enfin l’album se clôt avec « Caution horses » où une nouvelle fois les guitares prennent le pouvoir et vrombissent en s’envolant comme d’énormes insectes gavés de post-rock. Une façon idéale de terminer l’album. S’il ne fallait retenir qu’un morceau pour indiquer la teneur de l’album, nous choisirions peut-être le premier, « Histoire de papiers » qui mélange une basse en sourdine comme dans tout morceau dub qui se respecte, associée à quelques notes de guitare presque pop et une voix douce comme du coton. Calme et doux, le morceau semble se contenir pour ne pas exploser. Comme un prélude à un album tout sauf linéaire où les morceaux tranquilles (« Mind over matter ») se mêlent aux titres plus dansants (« Fire eater »).
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