Archive for décembre 4th, 2009

décembre 4, 2009

Fabulous Trobadors – Era pas de faire

http://www.fabulous-trobadors.com/

Fondé en 1987, le duo des Fabulous Trobadors est né de la recherche musicale de Claude Sicre. Il souhaite avant tout pratiquer une musique qui peut se jouer n’importe où (ce qui écarte d’emblée beaucoup d’instruments et les effets électroniques) et qui puisse se chanter à la fois en français et en occitan (langue que paradoxalement il n’a pas découvert dans sa ville natale de Toulouse, mais à Paris). En 1983 sa découverte des « Emboladores » du Nordeste du Brésil lui fournit le modèle qu’il recherche : couple voix et percussions, duel poétique et joute de mots ultra rapide chantés en portugais (langue proche de l’occitan). Sa rencontre en 1986 avec Ange B, qui se spécialise dans les bruitages et les imitations d’instruments réalisés à la bouche, lui permet de réaliser son rêve de musique légère et dépouillée. Se servant de chansons traditionnelles mais également de compositions maison, les Fabulous Trobadors publient leur premier album « Era pas de faire » (« On n’aurait pas dû le faire ») en avril 1992. Surprenant au premier abord, le style de ces troubadours modernes est directement issu du rap, des joutes verbales du hip-hop et des percussions du ragga. Les mots se déchaînent, fusent dans tous les sens et une écoute attentive (ainsi qu’une connaissance de l’occitan) est indispensable pour tout saisir. Régionaliste avant tout, la musique des Fabulous Trobadors se pare de textes qui accumulent les références à Toulouse (les cachous Lajaunie, le maire Dominique Baudis). La culture et la démocratie locales sont les principales préoccupations des toulousains, qui rejoignent sur ce terrain leurs confrères phocéens de Massilia Sound System qui produisent l’album et qui signent le groupe sur leur label. Faire de la musique sans passer par Paris et ses maisons de disques, de la politique sans rendre de compte aux hiérarchies des partis confortablement installées dans les salons de la capitale, tout cela est possible, les Fabulous Trobadors le prouvent. Avec « Era pas de faire », ils mettent l’humour et la déclamation au service d’une ville, d’une région et de leur langue. Quand certains parlent de libertés locales et de respect des langues minoritaires, d’autres agissent .
ptit_boy
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décembre 4, 2009

Lura – Eclipse

http://www.luracriola.com/

Son deuxième album « M’bem di fora » sortie en 2006 avait déjà fortement marqué les esprits. Sa voix, ses rythmes tropicaux et sa joie éclatante nous avaient énormément charmé. Et la belle du cap vert nous revient avec un album acoustique absolument génial, plus intime et plus sensuel que le précédent. Les rythmes dansants de Calodera ou de Funana n’apparaissent que ponctuellement pour laisser la place à un autre genre très répandue au Portugal et au Cap vert, la saudade qui est cet espèce de sentiment ou tristesse et mélancolie se mêlent. Le morceau « Eclipse » chantée en son temps par l’ambassadrice du cap vert Cesaria Evora (également grande chanteuse de saudade et qui avait donné ce titre à un de ses album) donne le ton de l’album. Les mélodies sont sublimes, la voix toujours délicate avec une orchestration parfois en filigrane qui ne fait qu’enrober son timbre si charmant. Un disque taillé sur mesure pour Lura comme dans le morceau « Um dia » que son chef d’orchestre et arrangeur Toy Vieira a composé en pensant à elle.
Écrit par Raphaël Schmitt
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http://www.youtube.com/v/qduMB-SR7_Q&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=fr_FR&feature=player_embedded&fs=1

décembre 4, 2009

Undergang – Alter Native

http://www.myspace.com/undergang8#

http://www.youtube.com/v/gDJa2JAWb78&border=1&color1=0x3a3a3a&color2=0x999999&hl=fr_FR&feature=player_embedded&fs=1

« Mind on, TV off ». Un véritable « électro-choc » s’offre à nous dans l’univers électro actuel. Un phénomène qui prend de l’ampleur chaque jour. Undergang cultive cependant l’originalité avec des textes engagés sur des musiques et des sons variés mélangeant électro-jungle et rock. Un talent récemment découvert lors du printemps de Bourges. Pour preuve, un seul homme et un savoir faire déconcertant. Cédric Gleyal est le seul maître à bord. Il connaît bien son affaire et maîtrise une multitude de machines mixant plusieurs pistes à la fois, tripotant une armée de boutons. On ne s’ennuie pas une minute. Le chant, les scratches, la prog des machines, le sampling, les guitares, basses, batteries et claviers sont gérés par un véritable expert. La ville de Toulouse reste sa principale muse où réside la diversité. Le métissage des cultures et la scène toulousaine hissent le prodige au plus haut. Seul sur son album, pourvu de plusieurs bras probablement, la pieuvre d’Undergang utilise également son organe vocal. Des sons très riches (sonorités orientales…) accompagnés par des textes qui le sont tout autant. « Du son, du sens, du débit et des DB ». Les textes sont rapés avec une diction implacable. Imaginez Rockin’ squat sur des pistes électro ! Une énergie comparable et de nombreux thèmes qui tiennent à cœur ces deux MC’s. « L’éducation à travers les médias » extrait du premier album d’Assassin, intitulé « Le futur que nous réserve-t-il? » est comparable et complémentaire à « Alternative ». En effet, la cible est la télévision et son danger à force d’en consommer. Dépendance, aveuglement face à une jeunesse qui a tendance à faire son éducation à travers cette dernière. Consommation et protection de l’écosystème au programme. Une préoccupation abordée sur « Aléas des mots » qui présente parfaitement les croyances et les opinions du toulousain, issu de « la génération hardcore verbal qui réfléchit par la violence des mots ». La force des textes est parfois accentuée par des « slogans » américains amenant une puissance supplémentaire à cet album transpirant déjà l’énergie. Undergang se dope au décibel. Les textes sont donc mis en avant et occupent une place toute aussi importante que celle de la musique. Cette dernière est un véritable vecteur d’information qu’il qualifie de « message littéraire et musical ». Chacun peut tirer des conclusions quelles qu’elles soient sur l’actualité afin de créer un véritable débat. Au final on se demande tout de même qui est la machine. Une ascension en un temps record. Impressionnant !
Fab°
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