Fabulous Trobadors – Era pas de faire

http://www.fabulous-trobadors.com/

Fondé en 1987, le duo des Fabulous Trobadors est né de la recherche musicale de Claude Sicre. Il souhaite avant tout pratiquer une musique qui peut se jouer n’importe où (ce qui écarte d’emblée beaucoup d’instruments et les effets électroniques) et qui puisse se chanter à la fois en français et en occitan (langue que paradoxalement il n’a pas découvert dans sa ville natale de Toulouse, mais à Paris). En 1983 sa découverte des « Emboladores » du Nordeste du Brésil lui fournit le modèle qu’il recherche : couple voix et percussions, duel poétique et joute de mots ultra rapide chantés en portugais (langue proche de l’occitan). Sa rencontre en 1986 avec Ange B, qui se spécialise dans les bruitages et les imitations d’instruments réalisés à la bouche, lui permet de réaliser son rêve de musique légère et dépouillée. Se servant de chansons traditionnelles mais également de compositions maison, les Fabulous Trobadors publient leur premier album « Era pas de faire » (« On n’aurait pas dû le faire ») en avril 1992. Surprenant au premier abord, le style de ces troubadours modernes est directement issu du rap, des joutes verbales du hip-hop et des percussions du ragga. Les mots se déchaînent, fusent dans tous les sens et une écoute attentive (ainsi qu’une connaissance de l’occitan) est indispensable pour tout saisir. Régionaliste avant tout, la musique des Fabulous Trobadors se pare de textes qui accumulent les références à Toulouse (les cachous Lajaunie, le maire Dominique Baudis). La culture et la démocratie locales sont les principales préoccupations des toulousains, qui rejoignent sur ce terrain leurs confrères phocéens de Massilia Sound System qui produisent l’album et qui signent le groupe sur leur label. Faire de la musique sans passer par Paris et ses maisons de disques, de la politique sans rendre de compte aux hiérarchies des partis confortablement installées dans les salons de la capitale, tout cela est possible, les Fabulous Trobadors le prouvent. Avec « Era pas de faire », ils mettent l’humour et la déclamation au service d’une ville, d’une région et de leur langue. Quand certains parlent de libertés locales et de respect des langues minoritaires, d’autres agissent .
ptit_boy
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