Gigi – Gigi

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Note :

http://www.myspace.com/ejigayehu

Sortie : 2001

Style : World , Alternative , Fusion , Ethiopia

Tracklist :

1     Gud Fella      0:05:35     
2     Mengedegna     0:05:33    
3     Tew Ante Sew     0:04:20    
4     Abay           0:05:18    
5     Bale Washintu     0:05:35    
6     Guramayle     0:04:27    
7     Sew Argeс     0:05:16    
8     Aynama           0:05:05    
9     Kahn           0:03:47    
10     Zomaye           0:04:00    
11     Abet Wudet     0:04:07    
12     Nafekeс     0:05:23
13     Adwa             0:05:02

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Certains disques marquent des étapes dans la production des musiques du monde. Soro de Salif Keïta, réalisé par François Bréant, Kutche de Khaled, produit par Martin Meissonnier et Safy Boutella, ont fourni les repères aux nouveaux courants musicaux respectifs d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord. Gigi de la délicieuse Ejigayehu  » Gigi » Shibabaw, produit par Bill Laswell, fera date dans le domaine des musiques d’Afrique de l’Est. Depuis les années 70, personne n’avait encore pu faire oublier l’inaltérable suprématie de Mahmoud Ahmed sur le voluptueux son urbain de l’Ethiopie. Voilà qui est fait, de la plus élégante manière, par une jeune et belle femme débordant de talent. Le grain de sa voix, comme le parfum enivrant d’une plante, se love dans les volutes de la pensée qu’elle embaume aux franges incertaines entre rêve et veille. La construction de ses chansons, qui rompt superbement avec la dualité couplet refrain, trace un chemin inattendu dans l’univers modal si spécifique à l’Ethiopie. De plus, elle est servie comme rarement par une trame sonore aux motifs somptueusement déliés. Pour sa princesse, Bill Laswell est allé quérir les plus beaux joyaux à travers son réseau de relations. Herbie Hancock, Wayne Shorter, Pharoah Sanders et bien d’autres offrent le meilleur d’eux-mêmes et Bill en constitue l’écrin le plus précieux pour cette voix d’ailleurs. Même les bécarres provoquant des arrangements de cuivres signés Henry Threadgill – pape du jazz new-yorkais par trop engoncé dans son intégrité de façade – ne parviennent pas à rompre l’effet d’excitation hypnotique conduit par la modulation de cette voix. Deux mondes se rejoignent en une fusion inouïe, embrasée de lumière. Ce que Gigi nous montre là, personne auparavant ne l’avait imaginé.
par Marushka

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