Horace Silver – Song for my father

https://i1.wp.com/www.jazz.com/assets/2007/12/20/albumcoverSongForMyFather.jpg

Note :

http://www.horacesilver.com

http://www.myspace.com/theofficialhoracesilverpa

http://fr.wikipedia.org/wiki/Horace_Silver

Avec son snobisme, ses codes, sa complexité, le jazz peut faire peur. Comment l’approcher ? Par quel artiste, par quel disque commencer pour appréhender le patrimoine pharaonique de cette musique
qui aura bientôt un siècle ? Evidemment, il y a le Kind of blue de Miles Davis, le jazz vocal à la Billie Holiday, les blues de Louis Armstrong et mille autres voies… Pour ma part, j’ai
tendance à croire que le hard-bop funky et latin de Song for my father constitue l’entrée en matière parfaite.

Découvert par Stan Getz, Horace Silver travaille dès ses premières années d’activité avec Miles, Coleman Hawkins, Lester Young et Milt Jackson. Du sérieux, donc. En 1953, il fonde les Jazz
Messengers avec Art Blakey, le batteur absolu. Durant cette période décisive, il façonne son style et incorpore au jazz le gospel et le RnB pour créer le hard-bop. Peu à peu, des éléments funky
se greffent à ce patchwork d’influences déjà bariolé, et le hard-bop se mue en soul jazz. Song for my father, avec le Sidewinder (1963) du trompettiste Lee Morgan, est le manifeste de cette
nouvelle ère placée sous l’égide du groove. Un disque facile d’accès, dansant et ouvertement hédoniste. Sur Blue Note, bien entendu.

Les breaks de batterie sont charnus, rebondissants. Le piano, percussif et virevoltant. Les cuivres papillonent sur des mélodies-friandises. A lui seul, le morceau éponyme suffit à tomber en
pâmoison : sur un thème catchy à mort, Joe Henderson glisse l’un des plus beaux solos de saxophone jamais enregistré. Indescriptible. Sur le délicat « Calcutta Cutie », c’est Silver qui échappe à
toute tentative d’analyse avec un solo bégayant et monkien percé d’éclaircies bluesy. L’ensemble est d’une rare cohérence, bien qu’issu de deux sessions différentes. Difficile de distinguer les
deux quintets mis à contribution, chacun s’épanchant dans une même joie solaire dont la sincérité ne peut être mise en doute. La coloration latine de la majorité des titres sonne comme une
exploration de ses racines par le pianiste puisque son père, John Tavares Silver, qui fume le cigare sur la pochette de l’album, était musicien au Cap Vert. L’année suivante, le fiston poursuivra
cette quête des origines et sortira un Cape Verdean Blues (1965) au nom explicite. Une nouvelle bombe. Mais ça, c’est une autre histoire…

En bref : groove latin rayonnant pour cette pierre angulaire du jazz funky.

 

par Des Oreilles Dans Babylone

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Origine du Groupe : North America

Style : Jazz

Sortie : 1964

 

Tracklist :

1. Song For My Father

2. The Natives Are Restless Tonight

3. Calcutta Cutie

4. Que Pasa

5. The Kicker

6. Lonely Woman

7. Sanctimonious Man

8. Que Pasa (Trio Version)

9. Sighin’ And Cryin’

10. Silver Threads Among My Soul

Tracks 1 – 5

Horace Silver — piano

Carmell Jones — trumpet

Joe Henderson — tenor saxophone

Teddy Smith — bass

Roger Humphries — drums

Tracks 6 – 10

Horace Silver — piano

Blue Mitchell — trumpet

Junior Cook — tenor saxophone

Eugene Taylor — bass

Roy Brooks — drums

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