Chandeen – Teenage Poetry

https://babylonburnradi0.files.wordpress.com/2010/09/chandeen_tp.jpg?w=300

Note :

http://www.chandeen.com

http://www.myspace.com/chandeen

Origine du Groupe : Germany

Style : Electro Ambient , Downtempo

Sortie : 2008

Comment revenir sur le devant d’une scène Heavenly foisonnante consciemment quittée depuis une demi-décennie? Comment donner du sens au come-back franchement inattendu d’une formation fer de
lance d’Hyperium pendant les grandes années ethereal voices? Ou trouver la pertinence, les ressources, le bon goût?

Simplement parce que Chandeen répond parfaitement à de telles problématiques dans son surprenant « Teenage Poetry », il mérite l’ovation. Il ne sera d’ailleurs nullement nécessaire de se forcer à
plébisciter le nouvel essai en gardant à l’esprit les risques qu’un tel retour pouvait représenter. Au delà de tout questionnement musical superflu, Chandeen revient parce qu’il a la foi en ce
qu’il fait.

On se souvient des albums tels que Jutland, petites perles candides d’une dreampop sensible et accessible, indispensables pour les amateurs d’heavenly il y a dix ans – relativement discrets pour
les autres. Loin d’être un ersatz des Cocteau Twins, Chandeen développait une personnalité mélancolique et éthérée, touchant occasionnellement à l’électronique, et exploitant allègrement le chant
sublime d’Antje Schultz.Chandeen qu’on croyait mort est, en 2008, de retour avec une nouvelle chanteuse, Julia. A vrai dire, on n’attendait pas vraiment le come-back d’une formation plus
qu’agréable, mais connaissant de nombreux homologues stylistiques, et on avait finalement bien assez à faire en matière de musiques éthérées.

De tels soucis ont pu cerner l’esprit de Chandeen durant la composition de « Teenge Poetry », mais il est évident qu’ils ont vite laissé place à une sorte de contemplation créative, une transe
émotionnelle continue et charnelle. Le titre, que l’on pourrait légitimement redouter avant d’avoir écouté l’album, sied parfaitement au climat. Les nappes de clavier, fluides et satinées, plutôt
froides, jouissent de ce glissement délicat assimilable à un son New-Age revisité et cent fois plus humain. Le chant, au premier plan, est parcouru d’un écho subtil qui dessine les brumes du
rêves dans les paysages mi-urbains, mi-oniriques. Chandeen, effectivement, c’est désormais la mise en musique d’une passion adolescente viscérale, entre larmes et espoir, et on ne se doutait pas
qu’on pouvait rendre aussi bien la substantifique moelle d’un esprit tourmenté par la transition entre enfance et âge adulte. « Welcome The Still » et « New Colouring Horizon », à l’ouverture de
l’album après une bonne introduction atmosphérique, laissent réellement pantois, c’est une véritable claque. La première joue d’une litanie percussive subtilement et efficacement électronique,
laisse le chant exprimer des mélodies d’une grande sensibilité, et les nappes de clavier couler doucement comme un nuage. La seconde, plus surprenante encore, se montre Pop, avec son rythme
soutenu entremêlé à une formation rock brumeuse et profonde. Une indéniable souffle candide suinte des mélodies, et la composition, totalement aboutie, joue non pas sur l’immaturité des
structures et des sons, mais sur celle du fond. Le coeur de l’enfant qui ne sait plus où il en est.

La suite est quelque peu regrettable. « At The End Of All Days », convaincant mais pas transcendant, laisse place à un « From The Inside » manquant singulièrement de force d’impact, moins émotionnel.
Certains y verront peut-être une volonté de mise à l’écart de la facilité. Difficile de passer après les sublimes deux premières vraies chansons de l’album, tout de même. C’est le défaut de
« Teenage Poetry » : l’inégalité. On aurait aimé une constante émotionnelle, d’autant que les interludes n’ont pas une intérêt flagrant (« A Last Goodbye »), et l’impact s’amoindrit au fil de
l’écoute. Sauf à la toute fin, avec un « Dreaming A Thousand Dreams » somptueux, très ambient et planant, triste et fantomatique (mentionnons la piste cachée chantée par la vocaliste des
Lovespirals, autre grand nom Heavenly).

En dépit de ces reproches, Teenage Poetry a de très forts arguments. Le son du groupe, modernisé, soigné à l’extrême et rêveur, conjugue efficacement une Darkwave romantique et innocente, une
électronique discrète et très à propos, et une dreampop toujours personnelle. L’essai est intéressant, attachant même s’il ne marquera pas l’histoire du genre, et le manque d’impact de certains
titres donne finalement l’envie d’y revenir, pour retrouver celui des autres. Ce qui n’est pas plus mal, d’autant qu’on a des chances d’y arriver.


par

Rosariüs

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Tracklist :

1 – Teenage Poetry

2 – Welcome The Still

3 – New Colouring Horizon

4 – At The End Of All Days

5 – From The Inside

6 – A Last Goodbye

7 – Looking Forward, Looking Back

8 – Clean The Traces

9 – The Coming Dawn

10 – The Sentiments Of An Old Love Story

11 – Dreaming A Thousand Dreams (+Bonus)

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