Sly Johnson – 74

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http://www.myspace.com/slyjohnson

Origine du Groupe : France

Style : Soul

Sortie : 2010

Sly Johnson, né Silvère Johnson, mais également connu sous le claquant pseudonyme de Sly The Mic Buddah, n’est pas un inconnu. Au sein du Saïan Supa Crew, groupe exemplaire de rap français à la
carrière courte mais au succès populaire crossover éprouvé, et ensuite en sideman de luxe auprès de Camille, Erik Truffaz, Rokia Traoré, Oxmo Puccino et quantité d’autres artistes
internationaux.

74, son année de naissance, est un premier album soyeux qui s’inscrit dans une veine estampillée nu soul, une étiquette certes rigide, mais qui a le mérite de délimiter le territoire. Un duo avec
Ayo, « I’m Calling You », après un « Slaave 2» qui cite le « Slave To The Rythm » de Grace Jones, offre un idéal complément de deux voix, féminine et masculine. « Hey Mama », nettement plus
rentre dedans, dans une couleur quasi Staxienne, confirme que le chanteur rappeur de Montrouge (qui ne s’exprime qu’en anglais tout au long de cet album) n’est pas là pour distiller que de la
douceur. Les cuivres claquent, la basse bourdonne et la guitare aguiche.

Pour montrer son héritage, il reprend un des plus grands tubes d’Otis Redding, « Fa-Fa-Fa-Fa-Fa (Sad Song) », dans une version un peu ralentie, avec une guitare wha wha à la syncope contagieuse.
Plus inattendue, sa version de l’unique hit des Korgis, « Everybody’s Got To Learn Sometimes », en 1980, déjà repris récemment par Laurent Voulzy et par JP Verdin sur la B.O. de Lol, semble être
ici pour indiquer que l’artiste dépasse le classement urbain auquel il est prédestiné, même si sa version, très soul slow à la Billy Paul, s’affranchit des autres tentatives constatées. 74, avec
son parti pris rétro, seventies, au plus près de l’essence de cette musique, est une réussite dans sa réalisation, sa musicalité, et son interprétation.

Sly, après des années dans le métier, veut décoller l’étiquette de rappeur que son parcours lui a collée aux épaules. Mais on aurait aimé se laisser séduire par quelques chansons en français, qui
auraient formé nouveauté dans cette couleur. Là, il se met sur les rangs des collègues anglo-saxons, et du même coup se complique la vie dans son territoire d’élection, au moment où un jeune
cousin joue les oncles affranchis.

par Jean-Eric Perrin pour Music Story

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Tracklist :

01 – Slaave 2 Ft. Slum Village

02 – Calling You Ft Ayo

03 – Hey Mama

04 – Fa – Fa – Fa – Fa – Fa

05 – Goodbye Tomorow

06 – Everybody’s got to learn sometimes

07 – Don’t justify urself

08 – Star Ft. Rachel Claudio

09 – Sexy

10 – I.S.A.R.

11 – 26.06.74

 

mp3

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